Le Bon plan du mois : Manger sain en dépensant moins ? C'est possible !

De nombreuses personnes pensent, à tort, que manger sainement coûte cher. Nous, diététiciens avons donc un rôle important à jouer afin de donner à nos patients des conseils utiles pour dépenser moins. C'est d'ailleurs souvent le budget consacré aux courses alimentaires qui trinquent en période d'économie. Il est donc important de connaître les petits «trucs» permettant de dépenser moins tout en mangeant sainement. Manger sainement permet de prévenir de nombreuses maladies dont le traitement représente un coût important pour le patient et pour la société. Il est donc possible de réaliser des économies importantes en mangeant équilibré. De plus, contrairement aux croyances, une alimentation saine et équilibrée ne coûte pas nécessairement plus cher. Avec de simples conseils, il est en effet très facile de faire rimer équilibre alimentaire avec équilibre budgétaire.

L'eau du Robinet :

La seule boisson qui soit indispensable à notre corps est l’eau. Celle du robinet est parfaitement potable, régulièrement contrôlée et d’un prix négligeable. Il ne faut donc pas hésiter à la préférer aux eaux en bouteille. Évitez les boissons sucrées, bien souvent trop coûteuses et sans intérêt nutritionnel.

Les Féculents :

Concernant les féculents, il convient de rester vigilant au prix. Celui du pain peut en effet varier du simple au double pour une même qualité nutritionnelle et gustative. Il peut également être congelé s’il n’est pas trop vieux pour être consommé plus tard. Eviter les pains tranchés qui coutent généralement quelques centimes de plus que le pain entier. Les céréales pour petit-déjeuner sont également bien souvent hors de prix et apportent en outre des glucides à index glycémique élevé. Il vaut donc mieux se tourner vers l’avoine ou vers des mueslis basiques. Inutile d’acheter des pâtes fraîches. Les pâtes sèches sont d’un très bon rapport qualité/prix, de longue durée de conservation et faciles à accommoder. Il est cependant préférable de ne pas prendre les marques «premiers prix» car elles sont souvent de qualité inférieure. Le riz peut être acheté en conditionnement de 2kg, non portionné et bien moins cher qu’en petits sachets individuels et présentant une très bonne qualité et une longue conservation. Selon l’année, les pommes de terre de conservation peuvent être bon marché. Il faut les préférer à chair ferme, plus goûteuse ! Profitez des promotions et délaissez les variétés spéciales vendues au kilo. Il est plus intéressant de les acheter par sac de 2,5 ou 5 kg pour les pommes de terre lavées.

Les Légumes Secs :

Les légumineuses ou légumes secs sont excellents d’un point de vue nutritionnel et présentent l’avantage d’être très bon marché. Elles devraient être au menu au moins une fois par semaine.

Les Produits Laitiers :

Les produits laitiers « premiers prix » ou « marques distributeurs » ne sont pas moins bon que les autres et relativement peu coûteux, ils peuvent parfois être vendus en format plus petit. Pour les petits ménages ou les personnes isolées, il est parfois utile de surgeler le fromage râpé afin d’éviter le gaspillage.

Viandes, volailles, poissons et œufs, onéreux ?

En ce qui concerne la viande, il convient d’associer économie et gastronomie. Rien de tel qu’une salade aux foies de volaille et à l’échalote, un hachis Parmentier ou encore une potée hivernale...

Le porc et la volaille sont moins coûteux que les viandes rouges. La ration conseillée pour un adulte varie entre 100 et 150g maximum et une fréquence de 3 à 4 fois par semaine suffit.

Les poissons, crustacés et mollusques, consommés 2 à 3 fois par semaine sont abordables s’ils sont achetés surgelés nature ou en conserve, la stérilisation n’altérant quasiment pas la qualité des matières grasses des poissons mi-gras et gras, sources d’oméga-3. Les œufs ne sont pas excessifs et ils présentent une bonne qualité nutritionnelle. Ne pas dépasser 2 portions/semaine. Ils peuvent faire partie de plat complet type tarte aux poireaux, cake aux légumes…

Privilégiez le « fait maison ». Afin de réaliser des économies non négligeables, il convient de revenir au « fait maison ». Pour exemple, la crème pudding revient 5 à 10 fois moins cher si elle est faite à la maison que celle du commerce. N’hésitez pas si vous souhaitez acheter des produits frais, à faire le tour du marché en fin de journée, les prix vont parfois être bradés afin que les commerçant ne repartent pas avec leur marchandise. Outre l’aspect économique, viennent s’ajouter la préservation d’une culture alimentaire, d’une hygiène de vie où les repas sont pris en famille et non pas seul, isolé avec son plateau tout fait devant la télévision. Le consommateur de 2011 doit donc réapprendre à manger, à cuisiner et à apprécier les plaisirs de la vie.

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Health & Food